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Purpura de Henoch-Schönlein peut récidiver et se chroniciser

Alfredo C et coll. : “Henoch-Schönlein purpura in childhood : recurrence and chronicity.”

 

 

Publié en septembre 2005

 

 

 

 

Le purpura de Henoch-Schönlein est une maladie auto-immunitaire qui peut retentir sur le rein. L’évolution est capricieuse, volontiers marquée par des rechutes ou un passage à la chronicité qui ne sont pas toujours faciles à prévoir notamment chez l’enfant.

 

 

Une étude réalisée au Brésil a inclus 67 jeunes patients atteints de cette affection auto-immunitaire d’installation récente. Les 12 malades qui ont rechuté moins de 3 mois après le diagnostic initial ont été exclus. La récidive a été définie par la survenue d’une poussée évolutive symptomatique plus de 3 mois après le diagnostic ; la chronicité, pour sa part, correspondant à la persistance des signes cutanés, gastro-intestinaux et/ou rénaux pendant au moins une année.

 

 

Douze des 55 enfants suivis (21,8 %) (7 garçons, âge au début de la maladie : 8,4 ans) ont présenté une récidive associée le plus souvent à une atteinte rénale à type d’hématurie microscopique (n=5) ou macroscopique (n=1), ou encore d’hématurie + protéinurie (n=2). Chez sept enfants, il existait d’autres symptômes, à type de douleurs abdominales (n=4) ou d’arthrites (n=3). Une biopsie rénale (n=4) a révélé une glomérulonéphrite proliférative diffuse chez 2 participants. Le passage à la chronicité n’a concerné que 7,2 % des malades.
Deux variables ont été significativement associées au risque d’évolution péjorative (récidive ou passage à la chronicité) : d’une part, le jeune âge (p=0,01), d’autre part l’existence d’une atteinte rénale (p=0,015), ceci au moment du diagnostic. La présence de manifestations articulaires, à type d’arthrite(s), pour sa part, a été corrélée à la chronicité de l’affection (p=0,02). Dans 8 cas sur 12 (66,6 %), une amélioration clinique a été obtenue après administration prophylactique de benzathine de pénicilline.

 

 

Le pronostic du purpura de Henoch-Schoïnlein de l’enfant semble dépendre à la fois de l’âge et des signes rénaux au moment où la maladie est diagnostiquée. Le risque de récidive est plus élevé quand il s’agit d’un jeune enfant, a fortiori s’il existe des manifestations rénales, principalement à type d’hématurie. Les infections à streptocoques semblent jouer un rôle important dans l’évolution. Le suivi des enfants atteints de cette maladie auto-immune doit être prolongée, car le risque de récidive et/ou de passage à la chronicité serait de l’ordre de 20 %.  

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