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Mustard CA et coll. : “Childhood and early adult predictors of risk of incident back pain : Ontario Child Health Study 2001 Follow-up.” Am J Epidemiol 2005 ; 162 : 779-786
Publié en décembre 2005
Les rachialgies en général et les lombalgies en particulier sont un motif de consultation fréquent. Souvent liées à des troubles musculo-squelettiques divers, elles sont à l’origine d’un absentéisme professionnel considérable et de coûts non moins considérables pour la collectivité. Leurs déterminants sont loin d’être connus, mais il semble que certains facteurs sociaux ou psychologiques (ou les deux à la fois) puissent entrer en ligne de compte. C’est ce que suggèrent les résultats d’une étude de cohorte prospective dans laquelle ont été inclus, en 1983, des enfants âgés de 4 à 16 ans. Ceux-ci ont été revus en 2001 dans le cadre d’une enquête qui a permis de comparer deux groupes de sujets : dans l’un, une lombalgie inaugurale était survenue au cours de la période écoulée (n=143), dans l’autre, aucun symptôme de ce type n’a été rapporté.
L’incidence annuelle des lombalgies a pu être ainsi estimée à 74,7 / 1 000. Après ajustement en fonction de l’âge, du sexe, des conditions de l’enfance, des données comportementales et socio-économiques, mais aussi de l’environnement professionnel à l’âge adulte, le risque de lombalgie chez l’adulte jeune a été associé aux facteurs suivants : détresse psychologique faible (odds ratio, OR=1,85) tout autant que modérée ou élevée (OR=1,86) lors de l’enfance ; tabagisme chronique sévère (OR=1,85) ; faible niveau socio-éducatif des parents (OR=1,72) ; troubles émotionnels ou comportementaux pendant l’enfance (OR,=1,87).