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Guarino N et coll. : “Natural history of vesicoureteral reflux associated with kidney anomalies”. Urology 2005; 65: 1208-1211
Publié en septembre 2005
Le reflux vésico-urétéral (RVU) de l’enfant peut survenir isolément ou s’associer à des anomalies rénales congénitales diverses. Dans tous les cas de figure, son histoire naturelle reste relativement mal connue.
Une étude de cohorte prospective a inclus des enfants atteints d’un RVU de grade ³ à 2, associé aux malformations rénales suivantes : dysplasie polykystique (DPK), agénésie ou encore ectopie. La durée minimale du suivi a été de 24 mois.
En cas d’agénésie rénale, il existait un RVU près d’une fois sur quatre (24 %). La valeur médiane du grade de ce dernier était plus élevée chez les garçons que chez les filles (4 versus 2 ; p<0,05). Chez tous les sujets de sexe féminin et chez 34 % des sujets de sexe masculin, le RVU a disparu spontanément dans l’année qui a suivi le diagnostic. Un traitement chirurgical a été nécessaire chez 34 % des garçons.
En cas de DPK, la prévalence du RVU était de 16 %. Son grade médian dans le rein controlatéral à celui touché par la dysplasie, s’est révélé plus élevé chez les garçons que chez les filles (3,5 versus 2,0 ; p=0,06). Dans l’année qui a suivi le diagnostic, le RVU a disparu spontanément chez 60 % des filles, alors qu’un traitement chirurgical s’imposait chez 40 % des garçons.
En cas d’ectopie rénale, la prévalence du RVU a été estimée à 30 %. Son grade médian s’est révélé plus élevé chez les filles que chez les garçons (3 versus 2 ; p<0,05). Sa disparition spontanée a été observée chez tous les garçons (66 % à la fin de la première année) et chez 40 % des filles, 60 % d’entre elles étant au bout du compte opérées de leur RVU.