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Ferrara G et coll. : « Use in routine clinical practice of two commercial blood tests for diagnosis of infection with Mycobecterium tuberculosis : a prospective study. » Lancet 2006 ; 367 : 1328-34
Publié en avril 2006
Le dépistage des sujets asymptomatiques porteurs de Mycobacterium tuberculosis (BK) est un point clef de toute tentative d’éradication de la tuberculose dans les pays à faible prévalence de la maladie. Ces sujets asymptomatiques sont en effet une source majeure de contamination.
Pour diagnostiquer ces infections latentes il n’existe malheureusement pas d’examen de référence. On s’appuie donc en routine sur un faisceau d’arguments, épidémiologiques et radiologiques et sur l’intradermo-réaction à la tuberculine. Mais celle-ci a une faible spécificité (sujets vaccinés par le BCG ou infectés par une mycobactérie non tuberculeuse) et une mauvaise sensibilité en particulier chez les patients immunodéprimés qui constituent un groupe à haut risque en expansion.
Des tests sanguins mettant en évidence l’interféron gamma produit par les cellules T en réponse aux antigènes spécifiques du BK ont donc été mis au point et commercialisés pour permettre un diagnostic plus fiable.
Pour mieux évaluer l’intérêt de ces nouveaux tests une équipe italienne a comparé les résultats de ces examens (T-SPOT.TB et QuantiFERON-TB) et ceux de l’IDR chez 393 sujets consécutifs suspects de tuberculose latente.
Les résultats sont difficiles à interpréter en l’absence d’examen de référence indiscutable.
Globalement le taux de concordance avec l’IDR a été équivalent avec les deux tests. Chez les sujets vaccinés par le BCG, les deux examens sanguins ont été significativement moins souvent positifs que l’IDR ce qui laisse supposer une meilleure spécificité. Des résultats ininterprétables ont été plus fréquents avec le QantiFERON-TB (11 %) qu’avec le T-SPOT-TB (3 %) et le T-SPOT-TB a donné plus souvent des résultats positifs (38 %) que le QantiFERON-TB (26 %).