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Bratslavsky G et coll :"Recurrence risk in infants with urinary tract infections and a negative radiographic evaluation " J Urol., 2004 ; 172 : 1610-1613
Publié en octobre 2004
Le bilan d'infection urinaire chez l'enfant comporte généralement une échographie de la vessie et des reins, une cystographie mictionnelle et éventuellement un scanner au technétium. 30 à 60 % de ces enfants présentent des anomalies. Quel est le devenir des enfants dont le bilan est normal ?
Pour le savoir, les auteurs ont revu rétrospectivement les dossiers des enfants de moins de six mois qui ont subi des examens pour infection urinaire dans leur service d'urologie à New York entre janvier 1996 et février 2001. 264 nourrissons ont été identifiés. 119 (45 %) avaient un bilan normal. Les parents de 84 enfants (71 %) ont pu être retrouvés et contactés par téléphone : 52 filles (62 %) et 32 garçons (38 %).
Parmi ces 84 enfants, 16 (19 %) ont présenté au moins un nouvel épisode d'infection urinaire fébrile. Aucun facteur de risque de récidive d’infection urinaire n'a pu être mis en évidence (continence, constipation, allaitement maternel...). Il y avait cependant une tendance à une augmentation des risques chez les filles et chez les enfants atteints de fièvre inexpliquée.
Malgré un bilan initial normal, près de 20 % des nourrissons qui ont présenté une infection urinaire dans les premiers mois de la vie ont donc rechuté. Une explication possible est le manque de sensibilité de la cystographie per-mictionnelle qui est d'environ 80 %. Ces résultats ne devraient pas être surprenants : si les infections urinaires sont dues en partie à une anomalie de la résistance de l'hôte, il paraît évident que le risque de rechute est élevé tant que l'anomalie n'a pas été corrigée.
Bien que les effectifs de cette étude soient limités et ne permettent pas de dégager des facteurs de risque et bien qu'il ne s'agisse que d'un interrogatoire téléphonique, ces données sont importantes pour le médecin qui devra être plus vigilant et peut-être plus agressif dans les investigations après une première infection urinaire. Les parents prévenus seront également plus attentifs aux premiers symptômes