Site de pédiatrie
Oliveira SA et coll. : “Sun exposure and risk of melanoma”. Arch Dis Child 2006 ; 91 : 131-8.
Publié en mars 2006
Les expositions solaires chez l’enfant semblent avoir un effet particulièrement néfaste sur le risque ultérieur de mélanome. Cependant il importe de disposer de preuves épidémiologiques convaincantes, ne serait-ce que pour étayer le discours des campagnes de prévention orientées vers les enfants. C’est dans ce but qu’une équipe Nord-américaine a entrepris une revue de la littérature pour identifier l’ensemble des publications faites entre 1966 à 2004 et portant sur les liens entre exposition solaire et mélanome. Seuls les articles concernant des populations de sujets de moins de 18 ans ont été considérées.
Il ressort de l’analyse de ces travaux que le risque de mélanome est plus élevé pour les sujets qui ont passé leur enfance dans des régions près de l’Equateur et près des côtes par rapport à ceux ayant vécu à des latitudes plus élevées ou n’ayant jamais résidé dans des zones côtières. Ce risque tend à diminuer quand l’arrivée dans ces zones géographiques a eu lieu plus tardivement dans l’enfance.
En revanche, le rôle néfaste des expositions intermittentes au soleil apparaît plus controversé, certaines études rétrospectives considérant que l’exposition épisodique pendant les vacances ou les activités extérieures augmente le risque de développer un mélanome malin alors que d’autres plus récentes concluent au contraire à un effet relativement protecteur. Enfin, la plupart des études qui se sont penchées sur les conséquences des coups de soleil concluent à une association positive entre les coups de soleil reçus tôt dans l’enfance et le risque de mélanome ultérieur.