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Pijnenburg MW et coll. : “Titrating steroids on exhaled nitric oxide in children with asthma.” A randomised controlled trial. Am J Respir Crit Care Med 2005” ; 172 : 831-836
Publié en décembre 2005
L’inflammation bronchique chronique est une donnée pathogénique essentielle au cours de l’asthme. A ce titre, la corticothérapie inhalée est une pierre angulaire du traitement de fond de la maladie. Son indication repose sur les symptômes rapportés par les enfants et les parents. Cependant, ces symptômes ne sont pas spécifiques et, de plus, ils ne sont que partiellement corrélés à la sévérité et à l’inflammation des petites voies aériennes. La concentration du NO dosée dans le gaz expiré (NO-E), pour sa part, semble être bien corrélée à la présence de cellules éosinophiles dans l’expectoration et les tissus bronchiques dans l’asthme de l’adulte comme dans celui de l’enfant. La prise en charge thérapeutique de la maladie, notamment le choix de la posologie optimale pour les corticoïdes inhalés, pourrait donc reposer en partie sur ce marqueur biologique.
Les résultats d’une étude randomisée vont dans ce sens. Dans ce travail ont été inclus 85 enfants atteints d’un asthme atopique, traités par corticothérapie inhalée et répartis selon les modalités de la surveillance thérapeutique. Dans le premier groupe (n=39), le NO-E a été systématiquement dosé à chaque consultation alors que dans le second groupe (n=46), cette procédure n’a pas été suivie. Dans tous les cas, les symptômes ont été pris en compte pour justifier les décisions thérapeutiques. Les sujets ont été suivis pendant 1 an à raison d’une consultation trimestrielle.
Les modifications moyennes des doses de corticoïdes, par rapport à l’état basal, se sont révélées comparables dans les 2 groupes. La surveillance régulière du NO-E a néanmoins conduit à une amélioration significative de l’hyperréactivité bronchique (p=0,04 par rapport au groupe dans lequel la surveillance a été purement clinique). Le VEMS a également augmenté sans que le seuil de signification statistique soit pour autant atteint. Le nombre de poussées évolutives sévères s’est avéré plus faible dans le groupe NO, soit 8 au total (versus 18 dans l’autre groupe), tandis que l’inflammation bronchique évaluée par la concentration de NO-E diminuait significativement par rapport à l’état basal (p=0,02 vs le groupe témoin).