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Asthme de l’enfant VEMS et RVSA

Razzouk H et coll. : « Exploration fonctionnelle de l’enfant asthmatique. »

 

Publié en janvier 2006

 

Dans l’asthme de l’enfant, le VEMS (volume expiratoire maximum par seconde) est le paramètre le plus utilisé en exploration fonctionnelle respiratoire. Il est évalué par spirométrie, tout comme la courbe pression-volume. La résistance spécifique des voies aériennes supérieures (RVSA) qui est mesurée par pléthysmographie corporelle est moins utilisée. Les deux techniques peuvent être de fait utilisées pour détecter un bronchospasme infraclinique quand elles sont couplées à un test à la métacholine.

 

Une étude transversale a inclus 40 jeunes malades asthmatiques, âgés de 6 à 14 ans, dans le but d’évaluer la sensibilité des deux tests précédents. Tous les médicaments anti-asthmatiques avaient été interrompus 7 à 14 jours avant l’exploration (7 jours pour les bronchodilatateurs et 14 jours pour les corticoïdes inhalés) et la maladie, dans tous les cas, était parfaitement stable.

 

Le test à la métacholine a été réalisé avec les deux techniques. La RVSA a permis de diagnostiquer le bronchospasme infraclinique dans 100 % des cas, versus 75 % avec le VEMS, la valeur de ce paramètre restant supérieure ou égale à 90 % chez 34 des 40 participants.

 

Les doses liminaires de métacholine ont été comparées dans les deux cas de figure. La dose pharmacologique qui entraîne le doublement de la RVSA n’a permis de diminuer le VEMS de 20 % que dans 12 cas sur 40.

 

Cette étude transversale démontre que la mesure du VEMS au cours du test à la métacholine manque quelque peu de sensibilité dans la détection du bronchospasme infraclinique chez l’enfant asthmatique. Certes, l’augmentation de la dose de cet agent bronchoconstricteur pourrait améliorer la sensibilité, cependant au prix d’un risque de surdosage et d’événements respiratoires indésirables chez des enfants volontiers vulnérables.
Le plus simple et le plus logique est de mesurer la RVSA après administration de métacholine, car outre sa sensibilité apparemment très élevée, cette technique présente d’autres avantages appréciables en pédiatrie. En effet, elle n’exige pas d’effort important de la part de l’enfant et, de plus, ses résultats s’avèrent plus reproductibles. Enfin, la détermination de la dose liminaire peut se faire au moindre risque compte tenu de la faiblesse des doses utilisées.

 

Pour toutes ces raisons, la mesure de la RVSA au cours du test à la métacholine est fortement conseillée dans l’évaluation de l’asthme infantile.
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