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Publié en mai 2003
L’efficacité et la tolérance des pompes à insuline chez les enfants ou les adolescents diabétiques restent mal connues. Une étude a inclus 95 sujets âgés en moyenne de 12 ans (extrêmes, 4-18), tous atteints d’un diabète de type 1. Dans tous les cas, une insulinothérapie à la pompe a été entreprise entre janvier 1990 et décembre 2000.
Au terme d’un suivi d’une durée médiane de 28 mois, les taux plasmatiques d’HbA1c diminuent modestement mais significativement, 3 à 6 mois, après la mise en route du traitement (7,7 % versus 7,5 % ; p=0,03). Ils augmentent progressivement pendant l’année qui suit et restent élevés, mais cette association s’explique à la fois par l’âge et la durée de la maladie. Après ajustement selon ces deux facteurs de confusion, l’HbA1c moyenne est significativement plus basse sous insuline à la pompe (7,7 vs 8,1 % ; p<0,001). Le nombre de complications médicales (coma acido-cétosique, fréquentation des urgences) est identique avant et après la mise en route du traitement, à la différence des accidents hypoglycémiques qui sont moins nombreux (12 vs 17, soit un rapport de 0,46, IC, 0,21-1,01).