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Kraler G et coll : « Hypoglycaemic episodes in children and adolescents with type 1 diabetes mellitus- an analysis of determinants and risk factors. »
Publié en septembre 2005
L’hypoglycémie est un effet secondaire fréquent du traitement anti-diabétique qui peut toucher les patients de plusieurs façons : directement par les symptômes engendrés, mais aussi en générant peur et anxiété, et en augmentant le recours aux soins. Le but de cette étude était d’analyser les épisodes hypoglycémiques survenant dans la population particulièrement fragile des enfants et des adolescents diabétiques de type 1, pour en identifier les déterminants et les facteurs de risque.
Une cohorte de 188 enfants et adolescents diabétiques de type 1, consécutivement admis dans un hôpital allemand, a été suivie pendant un an. Les participants avaient entre 9,1 et 16,3 ans, leur diabète évoluait depuis 4,6 ans (+/- 3,6 ans), leur indice de masse corporelle était compris entre 16 et 24,6 kg/m² et leur HbA1C entre 6,7 et 9,7 % (pour une normale entre 4 et 6,4%).
A l’aide d’un questionnaire, 67 % des enfants interrogés (126 sur 188) ont pu préciser les valeurs en dessous desquelles ils ressentaient les symptômes d’hypoglycémie : 3,2 mmol/l (+/- 0,7). Pour 24 d’entre eux ces valeurs étaient très basses, inférieures à 2,5 mmol/l : ils étaient plus âgés (15,2 ans contre 13,2 ans; p<0,001), plus minces avec un indice de masse corporelle moyen de 20,4 contre 22,4 kg/m² (p=0,041) et réalisaient davantage de tests glycémiques hebdomadaires (41,5 contre 35,7 ; p= 0,006). Cependant, leur HbA1C était plus élevée (8,8 contre 7,9 %). Il n’y avait pas de différences significatives entre les groupes en ce qui concerne la fréquence des hypoglycémies sévères (nécessitant une intervention extérieure) au cours des 4 semaines précédentes ou les connaissances de la maladie.
Les enfants incapables de définir un seuil de perception clinique de l’hypoglycémie étaient plus jeunes (11,3 ans +/- 3,9), faisaient moins de tests hebdomadaires (33,8 en moyenne) mais avaient présenté davantage d’épisodes symptomatiques au cours des 4 semaines précédentes (13,1 contre 10,7). Aucune relation n’a été établie entre l’incidence des hypoglycémies et le taux d’HbA1C, l’âge ou les connaissances. En revanche, la capacité des jeunes patients à percevoir l’hypoglycémie est apparue comme le facteur préventif le plus important.
Les accidents hypoglycémiques sont fréquents chez les jeunes.
Pour les plus âgés d’entre eux une mauvaise perception de l’hypoglycémie est associée à des taux plus élevés d’HbA1C, des auto-contrôles fréquents et un IMC bas, qui sont des indicateurs potentiels de problèmes psychologiques.
Les plus jeunes présentent davantage de risques d’avoir des accidents hypoglycémiques lorsqu’ils ne peuvent définir un seuil de perception.