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Bocavirus et infections respiratoires

Arnold JC et coll. : “Human Bocavirus : prevalence and clinical spectrum at a children’s hospital.” Clin Infect Dis., 2006 ; 43 : 283-288 Foulongne V et coll. : “Human Bocavirus in French children.” Emerg Infect Dis., 2006

Publié en septembre 2006

 

C’était prévisible et c’est arrivé : l’utilisation massive de la biologie moléculaire, et particulièrement de cette technique remarquable qu’est l’amplification à partir d’un primer très répandu sinon universel (suivie de la confrontation du produit obtenu à des séquences très largement disponibles sur internet), devait inéluctablement aboutir à la mise en évidence d’ADN non décrits, c'est-à-dire en pratique à celle de nouveaux micro-organismes. Parmi les dernières découvertes de la méthode, celle d’un virus désigné comme Bocavirus humain (HBoV) sur la base d’homologies avec les Parvoviridae ; mais cette fois ce n’est pas un intermittent de l’épidémiologie  qui vient d’être trouvé, mais un microbe qui pourrait rapidement s’avérer comme une star de l’infectiologie moderne…

 


Impliqué dans au moins 5 % des infections respiratoires de l’enfant

 

 

Selon JC Arnold, HBoV rendrait compte d’au moins 5 % des infections pédiatriques respiratoires, sa prévalence exacte (et sans doute plus élevée) restant à préciser en cas de toux coqueluchiforme. HBoV pourrait être responsable d’infections graves (plus de 50 % d’hospitalisations) nécessitant une oxygénothérapie (60 %) et parfois un passage en réanimation (17 %). Un asthme, une dysplasie broncho-pulmonaire ou autres seraient des facteurs favorisants.

En France, une étude réalisée auprès de 585 enfants admis à l’hôpital universitaire de Montpellier pour affection respiratoire aiguë révélait la présence de HBoV dans 4,4 % des cas, ce qui en faisait le 3ème pathogène le plus fréquent après le RSV et le HMPV (human métapneumovirus). Le virus était mis en évidence entre décembre et juin, suggérant une épidémiologie différente de celle de ses concurrents, y compris l’influenza A. Le tableau clinique était avant tout celui d’une bronchiolite grave.

On pourrait citer d’autres études, canadiennes, européennes et autres, aboutissant à des résultats et conclusions assez similaires.

 

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