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Norris JM et coll : « Timing of cereal introduction in the infant diet and risk of islet autoimmunity, celiac disease autoimmunity and wheat allergy »
Publié en septembre 2005
Le lien entre diversification alimentaire du nourrisson et diabète de type 1, maladie coeliaque et allergies alimentaires est depuis longtemps un sujet d’intérêt. Dans l’étude DAISY (Diabetes Autoimmunity Study in the Young), ont été inclus plus de 1500 enfants présentant un risque élevé de diabète de type 1 ou de maladie coeliaque, du fait de leur génotype HLA ou de l’existence d’un diabète chez un parent au premier degré. Ils ont été suivis depuis la naissance pendant plus de 4 ans en moyenne, avec recherche régulière d’autoanticorps liés au diabète ou à la maladie coeliaque. Leur régime alimentaire était relevé par les parents à l’aide d’un questionnaire.
L’autoimmunité anti-ilôts de Langerhans était définie, par la présence de l’un des 3 anticorps anti-îlots lors de 2 examens consécutifs et à la fin de l’étude, ou l’apparition d’un diabète. L’autoimmunité coeliaque était déterminée par la présence d’anticorps antitransglutaminase tissulaire lors de 2 prélèvements consécutifs, ou par l’association d’une seule mesure positive et d’une biopsie du grêle caractéristique de maladie coeliaque. Les cas d’allergie alimentaire étaient définis d’après les indications parentales en excluant ceux qui étaient aussi positifs pour les antitransglutaminases. 34 enfants sur 1183 et 51 enfants sur 1560 enfants ont développé respectivement une autoimmunité anti-ilôts de Langerhans et une autoimmunité coeliaque.
Les modèles statistiques ont été ajustés pour le génotype HLA , mais aussi pour l’allaitement, les antécédents familiaux de diabète de type 1, l’ethnie et l’âge maternel en ce qui concernait l’autoimmunité pancréatique et pour les antécédents familiaux d’allergie en ce qui concernait l’allergie alimentaire.