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Van Den Hove M et coll. « Intrauterine growth restriction at term : Induction or spontaneous labour? Disproportionate intrauterine growth intervention trial at term (DIGITAT) : A pilot study » European Journal of Obstetrics & Gynecology and Reproductive Biology 2006
Publié en mars 2006
La découverte d’un retard de croissance intra-utérin (RCIU) après 37 semaines d’aménorrhée (SA) pose un difficile problème quant à la conduite à tenir. Certains sont partisans du travail spontané avec le risque de se trouver devant une aggravation brutale de l’état fœtal largement compromis par l’attente, d’autres restent des inconditionnels du déclenchement qui expose toutefois au risque d’asphyxie induite par les agents maturants et ocytociques chez un fœtus en situation instable. Les données disponibles laissent cependant à penser que le déclenchement pourrait permettre de mieux contrôler l’instabilité fœtale et améliorer ainsi le pronostic périnatal.
Pour tester cette hypothèse, une équipe hollandaise a mis en place une étude pilote qui a inclus 33 patientes avec suspicion de RCIU à plus de 37 SA. Après randomisation, les patientes ont fait l’objet soit d’un déclenchement soit d’une surveillance obstétricale jusqu’à la mise en travail spontané.
L’âge gestationnel moyen et le poids de naissance ont été plus bas dans le groupe déclenchement, respectivement 38 vs 40 SA et 2428 vs 2651 grammes. Aucune différence significative n’a cependant été retrouvée aussi bien au niveau de la fréquence (25 vs 24 %) des interventions obstétricales (extractions instrumentales, césariennes) que du taux de morbidité néonatale (50 vs 35 %).