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Publié en novembre 2002
Nous dormons environ une heure et demie de moins par jour qu’il y a un siècle, la « norme » tournant actuellement autour de 7 h et demie. Or l’insuffisance de sommeil a été associée à plusieurs effets négatifs, cardio-vasculaires, endocriniens, immunitaires, mais aussi sur l’humeur. Cependant certaines études ont montré que l’insuffisance de sommeil (moins de cinq heures quotidiennes) mais aussi l’excès (au moins 10 heures) étaient associées à une augmentation de la mortalité. La Alameda County Study a par ailleurs montré que le fait de dormir 7-8 heures par nuit diminuait le risque de mortalité mais le facteur stress n’a pas été pris en considération.
Pour clarifier les idées sur la relation existant entre la durée du sommeil, les facteurs de risque cardio-vasculaires et la mortalité, une étude a été menée sur une cohorte de sujets écossais recrutés entre 1970 et 1973 parmi lesquels 5819 hommes et 978 femmes ont fourni les renseignements adéquats, avec un suivi de 25 ans. Environ la moitié de la population initiale a été revue 4 à 8 ans après le premier examen (2588 hommes et 442 femmes). Dans tous les cas, un stress élevé était associé à une réduction du temps de sommeil. Lorsque le temps de sommeil a été mesuré une fois, le risque de décès était diminué chez les hommes dormant plus de huit heures par jour comparativement à ceux qui dormaient 7 à 8 heures, même après ajustement selon l’âge, le statut marital, la classe sociale, les facteurs de risque cardio-vasculaires et le stress. Ce risque de mortalité était également augmenté chez les femmes dormant moins de sept heures comparativement à celles dormant 7à 8 heures, après les mêmes ajustements. Lorsque les données des deux recueils d’informations ont été examinées longitudinalement, les hommes et les femmes qui avaient dit, à chaque fois, dormir moins de sept heures, avaient un risque accru de décès par rapport aux sujets ayant déclaré aux deux occasions dormir 7à 8 heures, et ceci après ajustement selon l’âge, le statut marital, la classe sociale et le stress.
Ainsi dormir régulièrement moins de sept heures par jour semble associé à un risque de mortalité plus important que lorsque la durée de sommeil est de 7 à 8 heures.