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Kwan ML et coll. Food consumption by children and the risk of childhood acute leukemia. Am J Epidemiol 2004; 160: 1098-1107
Publié en décembre 2004

Les relations éventuelles entre l’alimentation au cours des premières années de la vie et le risque de leucémie aiguë de l’enfant ont été peu explorées. Une étude de type cas-témoins a inclus 328 sujets atteints de cette maladie et 328 témoins. Les informations sur les modalités de l’alimentation au cours des 2 premières années de la vie ont été recueillies à partir d’un questionnaire qui a été rempli par la personne qui s’occupait de l’enfant. Les données ont été traitées par une régression logistique conditionnelle qui a pris en compte l’âge, le sexe, l’origine « hispanique » et l’ethnie de la mère.
De cette approche, il ressort que la consommation régulière d’oranges et de bananes ou encore de jus de fruits au cours des 2 premières années de la vie est associée à une diminution du risque (plus précisément l’odds ratio [OR]) de leucémie aiguë diagnostiquée entre 2 et 14 ans. Les ORs correspondants sont respectivement de 0,49 (IC 95 %, 0,26-0,94) et de 0,54 (IC, 0,31-0,94).
Si l’analyse porte uniquement sur les cas de la maladie découverts entre 2 et 5 ans, les résultats sont voisins. Aucune relation n’est en revanche mise en évidence avec d’autres aliments, notamment la consommation de viande ou de hot dog.
Les apports alimentaires en vitamine C ou en potassium, au travers des fruits ou de leur jus entre 0 et 2 ans diminuent-t-ils réellement le risque de leucémie aiguë de l’enfant ? La question mérite d’être posée, car cette étude cas-témoins ne saurait aboutir qu’à cette hypothèse. D’autres études sont nécessaires pour la confirmer ou l’infirmer. En attendant, rien n’empêche d’enrichir l’alimentation du nourrisson en fruits, y compris sous forme de jus.