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Kimm SYS et coll. : “Relationship between the changes in physical activity and body-mass index during adolescence : a multicentre longitudinal study.” Lancet 2005 ; 366 : 301-307
Publié en aout 2005
Le rôle de l’activité physique dans la prévention de l’obésité pendant l’adolescence n’est pas clairement établi. La sédentarité est à l’évidence préjudiciable, si l’on en juge par les ravages de celle-ci au sein des jeunes Américains qui l’associent, il est vrai, à d’écarts de régime tout aussi préjudiciables. Cela ne prouve pas, stricto sensu, que l’activité physique prévient l’obésité chez les adolescents. Il fallait une étude longitudinale pour le démontrer formellement.
Cette étude a inclus au total 2287 filles (dont 1152 noires). Le suivi longitudinal d’une durée de 10 ans a été assuré entre les âges de 9-10 et 18-19 ans. L’index de masse corporelle (IMC) et la somme des épaisseurs du pli cutané ont été mesurés tous les ans, tandis que l’activité physique a été évaluée à l’état basal, puis à intervalles réguliers, mais espacés (3, 5, 7-10 ans après l’évaluation basale). Trois catégories ont été distingués : actifs, modérément actifs et inactifs.
Chaque diminution de l’activité de 10 METs (metabolic equivalent) par semaine a été associée longitudinalement, chez les sujets noirs, à une augmentation de l’IMC de 0,14 kg/m2 et de 0,62 mm pour le pli cutané versus 0,09 kg/m2 et 0,63 mm chez les sujets blancs. A l’âge de 18 et 19 ans, la différence entre les sujets actifs et inactifs est de 2,98 kg/m2 chez les filles noires (p<0,0001) versus 2,10 kg/m2 chez les filles blanches (p<0,0001). L’évolution de ces paramètres en cas d’activité modérée s’inscrit entre les deux précédentes sur un mode intermédiaire.
Il est clair que les changements d’activité physique au cours de l’adolescence ont un effet hautement significatif sur l’IMC et l’adiposité. La prévention de l’obésité passe à l’évidence par la pratique régulière d’une activité physique et par la lutte contre la sédentarité