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Mercredi 11 octobre 2006 3 11 /10 /Oct /2006 19:07

Ce blog est entrain de disparaître car je suis sur un autre projet, si la pédiatrie vous intéresse toujours rejoignez moi sur :

www.spo-dz.com

A bientôt

Par Terki Hassaïne - Publié dans : speo
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Jeudi 14 septembre 2006 4 14 /09 /Sep /2006 21:01

Jones M et coll. : « Randomised controlled trial of the Lidcombe programme of early stuttering intervention. » Br Med J 2005

 

Publié en septembre 2005

 

Environ 5 % des enfants de 3 à 4 ans bégaient. Bien que dans 3 cas sur 4 ce trouble du langage disparaisse spontanément, une prise en charge précoce, avant la scolarisation, est essentielle pour éviter qu’il ne se pérennise et entraîne des conséquences négatives tant au niveau de l’apprentissage que sur les plans émotionnel et social.

 

Parmi les divers traitements possibles, le programme Lidcombe, qui est une thérapie comportementale adaptée aux sujets de moins de 6 ans et impliquant les parents et les enfants, a de nombreux partisans. Cependant, comme bien souvent avec ce type de thérapie dont le succès dépend en grande partie de la qualité du thérapeute et de sa relation avec l’enfant et du niveau d’implication des parents, les preuves « scientifiques » de l’efficacité de la méthode sont difficiles à apporter.

 

C’est à cette démonstration que se s’est attelée une équipe internationale de spécialistes du bégaiement. Mark Jones et coll. ont randomisé des enfants âgés de 3 à 6 ans adressés à un centre de prise en charge du bégaiement entre un groupe assigné au programme Lidcombe et un groupe contrôle. Pour être inclus dans l’essai, les enfants devaient bégayer sur au moins 2 % des syllabes depuis plus de 6 mois.

 

Ce programme a été mis au point au centre du bégaiement universitaire australien situé dans une banlieue de Sydney nommée Lidcombe. Schématiquement, le programme Lidcombe, conduit par un orthophoniste, implique directement les parents dans la prise en charge de leur enfant avec des exercices quotidiens et un rendez-vous avec le spécialiste chaque semaine. Au cours de ces rendez vous les parents sont entraînés à réagir de façon positive lors des conversations avec leur enfant (essentiellement lorsque l’enfant parle de façon fluide) et à évaluer quotidiennement l’importance de leur bégaiement. Dans l’idéal, les séances quotidiennes peuvent être interrompues et la fréquence des visites peut décroître progressivement sur une période de un an lorsque le bégaiement se maintient à moins de 1 % des syllabes. Dans le cadre de cet essai, pour des raisons éthiques, il a été impossible de laisser les enfants du groupe contrôle sans traitement sur une aussi longue période et les résultats ont été jugés au neuvième mois après la randomisation sur des enregistrements audio réalisés à domicile par les parents et analysés en aveugle par les investigateurs.

 

Seuls 54 enfants ont pu être randomisés (en raison notamment de nombreux refus de la part des parents !) et 47 ont pu être suivis jusqu’au 9ème mois (27 dans le groupe Lidcombe et 20 dans le groupe contrôle). Le pourcentage de syllabes bégayées dans le groupe traité est descendu à 1,5 % contre 3,9 % dans le groupe témoin (différence 2,3 % avec un intervalle de confiance à 95 % entre 0,8 et 3,9 % ; p=0,003).

 

Cette étude comporte de nombreuses faiblesses : les violations du protocole ont concerné 9 % des enfants, 3 participants dans le groupe contrôle ont bénéficié d’un autre traitement et enfin le suivi a été trop court pour tenir compte d’un certain nombre de régressions spontanées. Cependant, malgré ces difficultés inhérentes à ce type d’étude, il semble que le programme Lidcombe ait ainsi démontré son efficacité et son intérêt dans la prise en charge précoce du bégaiement.  
Par Terki Hassaïne - Publié dans : speo
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Mercredi 13 septembre 2006 3 13 /09 /Sep /2006 08:31

Guarino N et coll. : “Natural history of vesicoureteral reflux associated with kidney anomalies”. Urology 2005; 65: 1208-1211

 

Publié en septembre 2005

 

Le reflux vésico-urétéral (RVU) de l’enfant peut survenir isolément ou s’associer à des anomalies rénales congénitales diverses. Dans tous les cas de figure, son histoire naturelle reste relativement mal connue.

 

Une étude de cohorte prospective a inclus des enfants atteints d’un RVU de grade ³ à 2, associé aux malformations rénales suivantes : dysplasie polykystique (DPK), agénésie ou encore ectopie. La durée minimale du suivi a été de 24 mois.

 

En cas d’agénésie rénale, il existait un RVU près d’une fois sur quatre (24 %). La valeur médiane du grade de ce dernier était plus élevée chez les garçons que chez les filles (4 versus 2 ; p<0,05). Chez tous les sujets de sexe féminin et chez 34 % des sujets de sexe masculin, le RVU a disparu spontanément dans l’année qui a suivi le diagnostic. Un traitement chirurgical a été nécessaire chez 34 % des garçons.

 

En cas de DPK, la prévalence du RVU était de 16 %. Son grade médian dans le rein controlatéral à celui touché par la dysplasie, s’est révélé plus élevé chez les garçons que chez les filles (3,5 versus 2,0 ; p=0,06). Dans l’année qui a suivi le diagnostic, le RVU a disparu spontanément chez 60 % des filles, alors qu’un traitement chirurgical s’imposait chez 40 % des garçons.

 

En cas d’ectopie rénale, la prévalence du RVU a été estimée à 30 %. Son grade médian s’est révélé plus élevé chez les filles que chez les garçons (3 versus 2 ; p<0,05). Sa disparition spontanée a été observée chez tous les garçons (66 % à la fin de la première année) et chez 40 % des filles, 60 % d’entre elles étant au bout du compte opérées de leur RVU.

 

L’histoire naturelle du RVU associée à des malformations rénales semble dépendre à la fois du sexe du malade et du type de l’anomalie congénitale. En cas d’agénésie ou de dysplasie polykystique, le reflux disparaîtrait spontanément dans tous les cas pour peu que le sujet soit de sexe féminin. Cette évolution favorable serait le lot des garçons atteints d’une ectopie rénale. Une surveillance prolongée s’impose donc avant toute décision opératoire intempestive face à ces pathologies complexes rencontrées en urologie pédiatrique
Par Terki Hassaïne - Publié dans : Uro-néphrologie
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Mardi 12 septembre 2006 2 12 /09 /Sep /2006 08:57

Harjutsalo V et coll : « Differential transmission of type 1 diabetes from diabetic fathers and mothers to their offspring. » Diabetes 2006 ; 55 : 1517-1524.

 

Publié enAout 2006

 

 

L’incidence du diabète de type 1 a globalement augmenté lors des dernières décennies. En Finlande, où la fréquence de la maladie apparaît particulièrement importante, une cohorte de 5 144 patients diabétiques de type 1 avant l’âge de 18 ans a été constituée entre 1965 et 1979 ; 2 775 d’entre eux n’ont pas eu d’enfants (57,7 % des femmes et 50,9 % des hommes) et les autres ont eu au total  5 291 enfants suivis entre 1970 et 2003 (72 220 personnes-années). La mortalité avant l’âge de un an a été 2,4 fois plus importante pour les enfants nés de mères diabétiques que dans la population générale, elle ne différait pas du chiffre attendu pour les enfants nés de père diabétique.

Parmi ces enfants nés d’un parent atteints de diabète de type, 1 259 ont développé cette maladie, ce qui donne une incidence cumulée de 6,7 % avant l’âge de 20 ans, soit une augmentation du risque de diabète de type 1 d’un facteur 10 par rapport à la population générale. Entre 1980 et 2003, l’incidence du diabète de type 1 parmi les enfants nés d’un parent diabétique était de 35,3 pour 10 000 personnes-années entre l’âge de 0 et 4 ans ; 44,6 pour 10 000 personnes-années entre l’âge de 5 et 9 ans ; 44,6 pour 10 000 personnes-années entre l’âge de 10 et 14 ans. Durant cette période l’incidence a augmenté de 5,3 % par année soit un accroissement comparable à celui observé en population générale. L’incidence du diabète de type 1 avant l’âge de 20 ans était de 7,8 % lorsque le père était atteint et de 5,3 % lorsque la mère était atteinte soit une augmentation du risque de transmission inter-générationnelle d’un facteur 1,7 liée au sexe masculin du parent. En analyse multivariée les facteurs prédictifs de transmission du diabète de type 1 étaient le sexe masculin du parent atteint, la découverte du diabète avant l’âge de 4 ans chez le père et une année de naissance plus récente de l’enfant.

L’étude de cette cohorte confirme l’augmentation du risque de diabète de type 1 chez les enfants nés d’un parent atteint de cette maladie par rapport à la population générale et montre que le diabète de type 1 se transmet de façon plus importante lorsque c’est le père qui est atteint.

 

Par Terki Hassaïne - Publié dans : Endocrinologie
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Lundi 11 septembre 2006 1 11 /09 /Sep /2006 18:31

Kraler G et coll : « Hypoglycaemic episodes in children and adolescents with type 1 diabetes mellitus- an analysis of determinants and risk factors. »

 

Publié en septembre 2005

 

L’hypoglycémie est un effet secondaire fréquent du traitement anti-diabétique qui peut toucher les patients de plusieurs façons : directement par les symptômes engendrés, mais aussi en générant peur et anxiété, et en augmentant le recours aux soins. Le but de cette étude était d’analyser les épisodes hypoglycémiques survenant dans la population particulièrement fragile des enfants et des adolescents diabétiques de type 1, pour en identifier les déterminants et les facteurs de risque.

 

Une cohorte de 188 enfants et adolescents diabétiques de type 1, consécutivement admis dans un hôpital allemand, a été suivie pendant un an. Les participants avaient entre 9,1 et 16,3 ans, leur diabète évoluait depuis 4,6 ans (+/- 3,6 ans), leur indice de masse corporelle était compris entre 16 et 24,6 kg/m² et leur HbA1C entre 6,7 et 9,7 % (pour une normale entre 4 et 6,4%).

 

A l’aide d’un questionnaire, 67 % des enfants interrogés (126 sur 188) ont pu préciser les valeurs en dessous desquelles ils ressentaient les symptômes d’hypoglycémie : 3,2 mmol/l (+/- 0,7). Pour 24 d’entre eux ces valeurs étaient très basses, inférieures à 2,5 mmol/l : ils étaient plus âgés (15,2 ans contre 13,2 ans; p<0,001), plus minces avec un indice de masse corporelle moyen de 20,4 contre 22,4 kg/m² (p=0,041) et réalisaient davantage de tests glycémiques hebdomadaires (41,5 contre 35,7 ; p= 0,006). Cependant, leur HbA1C était plus élevée (8,8 contre 7,9 %). Il n’y avait pas de différences significatives entre les groupes en ce qui concerne la fréquence des hypoglycémies sévères (nécessitant une intervention extérieure) au cours des 4 semaines précédentes ou les connaissances de la maladie.

 

Les enfants incapables de définir un seuil de perception clinique de l’hypoglycémie étaient plus jeunes (11,3 ans +/- 3,9), faisaient moins de tests hebdomadaires (33,8 en moyenne) mais avaient présenté davantage d’épisodes symptomatiques au cours des 4 semaines précédentes (13,1 contre 10,7). Aucune relation n’a été établie entre l’incidence des hypoglycémies et le taux d’HbA1C, l’âge ou les connaissances. En revanche, la capacité des jeunes patients à percevoir l’hypoglycémie est apparue comme le facteur préventif le plus important.

 

Les accidents hypoglycémiques sont fréquents chez les jeunes.
Pour les plus âgés d’entre eux une mauvaise perception de l’hypoglycémie est associée à des taux plus élevés d’HbA1C, des auto-contrôles fréquents et un IMC bas, qui sont des indicateurs potentiels de problèmes psychologiques.

 

Les plus jeunes présentent davantage de risques d’avoir des accidents hypoglycémiques lorsqu’ils ne peuvent définir un seuil de perception.

 

Ces données permettent d’orienter la prise en charge des épisodes hypoglycémiques en fonction de l’âge : réaliser un bilan psychologique et accompagner les enfants les plus âgés et les adolescents, entraîner les plus jeunes à reconnaître leurs symptômes.
Par Terki Hassaïne - Publié dans : Endocrinologie
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